30/01/2018

Mayson : "Il y a eu deux phases à la création de Mayson"

Anciens guitaristes et batteurs de Spark Gap, Max Muller et Julien Henri ont décidé de poursuivre leur collaboration artistique avec leur nouveau projet Mayson. Dans un style complètement différent de leur ancienne formation, le duo nous livre une électro-rock puissante et rythmée avec leur premier album "Live Fast Live Once" sorti en octobre dernier. Nous les avons donc retrouvé à la 33 Tour à l'issue de leur premier concert sous cette formation afin de recueillir leurs impressions sur ces premiers mois et leurs objectifs pour ceux qui arrivent...

Combo 95 : Alors, comment s’est passé ce premier concert de Mayson ?

Max : Très bien, très bien.
Julien : Bien, à part les soucis techniques c’était bien.
Max : On est surtout content du son parce qu’on a beaucoup travaillé sur les pistes. Comme nous ne sommes que deux, il y a énormément de séquences sur lesquelles on s’appuie, c’est vraiment des instruments à part entière. L’équilibrage était très long à faire et très compliqué et on a quand même réussi. On a eu de très bons retours.
Julien : On a beaucoup bossé en amon  les parties électro, toutes les bandes, les séquences, on a fait deux résidences pour vérifier que tout fonctionnait bien. D’ailleurs il n’y avait pas eu de soucis avec la carte son à ce moment la. Je pense que la carte son sent quand il y a un enjeu.
Max : Elle sent la peur, c’est comme les imprimantes, elle sent que t’es pressé, du coup elle imprime très lentement. La c’est pareil la carte son, elle stresse.

Combo 95 : Après des années de bons et loyaux services au sein du groupe Spark Gap, qu’est ce qui vous a poussé à créer Mayson ?

Max : Spark Gap, ça trainait un peu, je pense qu’on avait envie de faire d’autres choses, d’explorer d’autres horizons. Sur le dernier album, on s’est rendu compte qu’on commençait à virer un peu d’orientation, qu’on s’éloignait de la base. On s’est demandé si on allait continuer avec Spark en rajoutant de l’électro parce qu’on avait commencé à écouter d’autres choses, à s’inspirer d’autres artistes. Puis on s’est dit qu’il était peut-être temps d’arrêter Spark et d’avoir une autre entité pour que celle la soit prise au sérieux. Donc on s’est dit stop, on arrête et on crée quelque chose de nouveau, personne ne nous en voudra parce qu’on a déjà cette identité la, on est un groupe électro, on est Mayson.
Julien : Ca a suivi un peu notre évolution personnelle en termes de goûts musicaux. J’ai changé, j’ai écouté plein de nouvelles choses. J’ai toujours été attiré par l’électro mais être bercé dans une sphère punk-rock avec Spark Gap et l’autre projet que j’avais, ça faisait que j’écoutais beaucoup de rock, de punk rock. Je ne sais pas si c’est la trentaine qui fait ça.
Max : C’est la crise de la trentaine, c’est passager !

Combo 95 : Effectivement, vous êtes dans un style très différent de Spark Gap et de Full Throttle Baby auquel tu participes Max, qu’est ce qui vous a donné envie de vous diriger vers l’électro-rock ?

Julien : Alors, je ne sais pas pour toi (Max), on n’en a jamais vraiment parlé mais depuis tout petit j’adore les sons électroniques. J’ai écouté très jeune des trucs de dance et compagnie, tout le monde a écouté ça je pense mais j’écoutais souvent ça. Il y avait des sons à ce moment la qui me faisaient déjà  kiffer.
Max : Fan d’eurovision, hein ! On a été très sollicités dès petit, les premières claques que j’ai pris c’était les clips de Daft Punk, de Prodigy, je me disais « Mais c’est ouf quoi », j’adorais ça, j’aimais beaucoup les musiques éléctro. Il  y avait le rock aussi mais c’est très différent. J’ai toujours apprécié les deux depuis très longtemps . On s’est dit  « Tiens, ce serait marrant de faire quelque chose qu’on ne sait pas faire pour une fois, pour évoluer, c’est bien pour une carrière de musicien. »
Julien : On a aussi eu accès à une technologie qui nous permet de découvrir des sons.
Max : Il y a dix ans on n’aurait pas pu le faire. Il fallait acheter des appareils, des modulateurs, des choses comme faisait Daft Punk à l’époque, il fallait un budget. Maintenant qu’on a accès à ça, ça nous permet de pouvoir nous dire, on va acheter ça. Pour une petite configuration, tu peux te démerder et arriver à faire de la musique électro chez toi. Et ta carte son peut aussi planter au milieu du concert vu que c’est pas cher ! On a cherché, on a vraiment découvert notre univers, on est content.

Combo 95 : Qu’est ce que l’électro change que ce soit en répétition, en enregistrement ou en live comparé aux esthétiques que vous aviez l’habitude de pratiquer avant avec Spark Gap et vos autres projets ?

Max : Par exemple, je sais que je peux m’appuyer plus sur le chant parce que c’est des séquences qui sont envoyées et qu’il y a pas mal de choses qui jouent seule. Donc je peux me concentrer sur un instrument, sur une note particulière, sur un pad, sur un effet ou sur un bruit, je ne suis pas constamment avec la guitare. Même avec la guitare, comme il y a beaucoup de séquences, je fais beaucoup moins d’accords pleins, de choses compliquées, je fais des choses très simples ce qui me permet de me concentrer sur le chant, c’est beaucoup plus cool.
Julien : Fondamentalement, ça change vraiment beaucoup de choses parce que ça demande une certaine discipline, il faut être calé sur le clic et ça laisse moins de place à l’improvisation. Du coup, il y a des contraintes mais pour un résultat qui est différent. J’apprécie le fait de jouer avec des séquences derrière, ça a changé fondamentalement la façon de composer. D’ailleurs il y a eu deux phases à la création de Mayson. On a commencé à composer avec guitare basse batterie et on ajoutait l’électro à la fin. Maintenant on a tout changé, on part tout de suite des instrus électro, on ne cherche pas à trouver un riff de guitare pour commencer. Du coup ça a vraiment changé notre façon de composer, j’ai eu ce sentiment de « ça y est, je crois qu’on s’est trouvé, Mayson c’est ça ».

Combo 95 : Justement, pourquoi Mayson ?

Max : On voulait un nom qui soit juste un bloc, on ne voulait pas un truc composé. On est que deux et on voulait un quelque chose de simple, qui sonne familier aussi, comme un prénom. Après on s’est dit Mayson ça sonne bien, il n’y a pas de raisons particulières, de définition. C’est vraiment une question de sonorité, d’esthétique. Pour l’identité du groupe ça collait carrément.
Julien : On a fait un gros brainstorming, ça a pris des mois en fait.
Max : Avec une liste de 500 noms. Si ça ne s’appelait pas Mayson, ça devait s’appeler Del Preston. C’est le nom d’un personnage de Wayne’s World mais on s’est dit que finalement Mayson ça passe mieux. Il a fallu qu’on choisisse, qu’on tranche.
Julien : Finalement Del Preston ça fait plus rock acoustique et Mayson plus électro.

Combo 95 : Vous venez de sortir votre premier album en octobre « Live Fast Live Once » qui selon moi porte plutôt bien son nom au vu de la soudaineté de sa sortie et pourtant c’est un album que l’on sent vraiment travaillé. Si on y ajoute les autres projets auxquels vous participez, vous avez du bosser comme des acharnés ces derniers temps !

Max : Ouais on a pas mal bossé, j’ai deux projets dans ma vie avec en plus un boulot au bar qui permet d’arrondir les fins de mois et c’est vrai que l’emploi du temps est très complet, j’ai des semaines très chargées. Le plus dur c’était le mois de la sortie de l’album parce qu’il y avait énormément de choses à faire vu qu’on est nos propres producteurs. On a du faire tout ce qui est com, trouver un distributeur numérique, c’était compliqué.
Julien : Fallait tout faire. C’est marrant que tu poses cette question parce que c’est une question qui revient souvent. On nous a demandé « Mais vous dormez pas les gars ? », du coup c’est marrant parce que je ne pensais pas que ça interpellerait à ce point mais c’est vrai qu’on travaille énormément. Ce qui aide c’est qu’on est très complémentaires avec Max.
Max : Et puis c’est beaucoup plus simple à deux aussi, pour les emplois du temps. C’est plus compliqué quand t’es cinq, tu te dis « tiens on va se retrouver tous, ce jour la » alors qu’à deux c’est « t’es dispo ? oui » et voila.
Julien : Oui c’est plus simple pour certaines choses mais c’est moins simple pour d’autres.
Max : Le budget par exemple, on est beaucoup moins de personnes à mettre dedans du coup c’est vachement plus dur. On est plus proche de nos sous parce que les placements qu’on fait pour du matériel sont très réfléchis et on a pas le droit à l’erreur, sinon on n’aura pas de fonds pour financer quoique ce soit.
Julien : Bon le secret aussi c’est que je me couche beaucoup plus tôt qu’avant et je me lève beaucoup plus tôt, ça fait des journées ou t’as vraiment le temps de travailler quoi. Je me suis aussi calmé sur les jeux vidéos ! Je suis un gros geek mais du coup les périodes pendant lesquelles on bosse à fond,  je laisse un peu de côté les jeux vidéos. J’adore les jeux vidéos, c’est vraiment ma deuxième passion après la musique je crois. C’est très chronophage aussi du coup. 
Max : J’ai un autre groupe donc ça fait des semaines déjà bien chargées. Je m’étais dit " Les prochaines années, je vais faire vraiment tout ce que je pourrai pour faire de la musique et faire que ça". Pour l’instant les deux groupes sont assez complémentaires.
Julien : En tout cas l’expérience fait qu’on perd moins de temps aussi. On sait ce qu’il ne faut pas faire, on sait un peu plus facilement ou aller.

Combo 95 : Vous disiez que vous aviez tout géré pour la com etc, votre album c’est de l’enregistrement en home-studio ?

Max : Il y a beaucoup de choses qu’on avait pas besoin de faire comme par exemple aller en gros studio pour faire des prises avec des micros biens chers, parce que la batterie c’est une prog , il y a beaucoup d’électro, il y a des phases ou il n’y a carrément pas de guitare. Les seules choses qu’on a vraiment enregistré organiquement c’est la voix, le reste c’était que des séquences, des plug-ins, des bidouillages donc le son de base est déjà de bonne qualité. 
Julien : L’album a été produit, composé, enregistré, masterisé maison. On a vraiment tout fait nous même, par contre on a fait appel à une personne pour la communication. On travaille avec L.O Communication.
Max : Qu’on salue d’ailleurs.
Julien : C’est toute cette partie là qu’on maîtrise moins. Du coup on a employé quelqu’un pour le faire à notre place. 

Combo 95 : Vous teniez vraiment à faire du home-studio et à tout gérer vous-même ou c’est  une question de moyens ?

Max : C’est une question de budget, on aurait pu passer dans un studio mais on avait déjà les sons. Que tu le fasses avec ton ordinateur ou que tu le fasses chez quelqu’un qui a un gros ordinateur, le plug-in reste le même, le son reste le même donc le travail à faire c’était nous avec nos oreilles. C’était à nous de chercher les sons.
Julien : Et puis on a un certain confort chez nous, on était à la maison, c’était home-studio, c’était cool, vraiment décontracté. Quand on était en surchauffe, on faisait des break, on allait se promener un peu. C’est une période que j’ai adoré, on composait nos trucs tout les deux, c’était simple, on s’est entendu sur tout. 

Combo 95 : Le nom de votre album « Live Fast Live Once » est un message plutôt clair mais quelles sont les thématiques que vous souhaitiez aborder dans l’album et pourquoi traiter celles-ci ?

Max : Dans mes textes je traite des choses de ma vie, qui m’arrivent, qui me sont arrivées ou que je vois de l’extérieur. Je les mets sur papier et après j’essaye de trouver des thèmes qui sont variés, qui sont interprétables par tout le monde, ce n’est pas que des choses très personnelles. Ca peut être des choses qui arrivent à n’importe qui, la dépression, la séparation, la violence... Ce ne sont pas que des choses très joyeuses. Quand je suis bien, que tout va bien, j’ai du mal à lâcher des choses. C’est un peu la seule chose bien dans le fait d’être pas bien dans sa peau. Mais maintenant tout va très bien, du coup je compose plus rien. Je vais attendre d’être dans la merde !
Julien : D’ailleurs, t’as prévu quand d’être triste pour le prochain album ?
Max : Je verrai, je verrai !

Combo 95 : Très bonne transition puisque ma dernière question est quel avenir pour Mayson ?

Max : Qu’on arrive à jouer et aussi qu’on soit plus diffusés, qu’on arrive à trouver des radios qui nous passent. C’est plus pop que Spark Gap, plus simple. Ce serait bien qu’on arrive à être diffusé un peu partout en Europe et de faire un maximum de dates, qu’on se fasse repérer, qu’on arrive à faire la première partie d’un groupe qui tourne bien, qu’on fasse des festivals.
Julien : Là, on va jouer avec General Elektriks à Cergy.
Max : C’est exactement ce qu’on cherche, faire ce genre de dates avec des groupes qui ont une certaine notoriété et de dire « bonjour nous on existe, on fait ça » et si ça plait voilà.
Julien : Moi je pense au prochain album, sans me dire il faut qu’on le compose. Max moins je pense. J’ai souvent des petites idées qui me viennent comme ça. Elles sont dans un coin de ma tête et je me dis ça sera sympa quand on se remettra à bosser sur le prochain album ! Mais on y est pas encore, on a de la route à faire.

Propos receuillis par Thomas

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